Dans une bonne émission de télé-réalité, il y a une villa de rêve aux murs immaculés et au mobilier sponsorisé, une piscine en bord de mer et des vues aériennes doublées par le refrain d’une chanson d’Ariana Grande. Il y a des candidat.e.s qui tombent amoureux.ses devant les caméras, des candidat.e.s qui ont un fort caractère, des candidat.e.s pour qui l’aventure humaine permet de dévoiler leurs failles. Il y a aussi celles et ceux qui sont là pour doubler le nombre de leurs followers, les pookies qui disent tout haut ce qui se passe quand les caméras sont éteintes, les couples fake qui ont prémédité leur romance. Il y a les journalistes qui poussent les candidat.e.s à dire du mal de leurs camarades, les nounous qui s’occupent d’eux dans l’ombre, l’équipe de production qui organise des activités aquatiques. Il y a des spectateurs qui tweetent, des anciens candidats qui commentent les épisodes dans leur story avec un filtre « oreilles de lapin », des petites phrases qui deviennent virales. Une bonne téléréalité est un grand exercice d’écriture collective.